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Track
List :
1.
Apes Of God
2. Slave New World
3. Propaganda
4. Attitude
5. Choke
6. Inner Self / Beneath The Remains
7. Escape To The Void
8. Mindwar
9. Troops Of Doom
10. Necromancer
11. Sepulnation
12. Refuse/ Resist
13. Territory
14. Bullet The Blue Sky
15. Reza
16. Biotech Is Godzilla
17. Black Steel In The Hour Of Chaos
18. Arise / Dead Embryonic Cells
19. Come Back Alive
20. Roots Bloody Roots
21. Bullet The Blue Sky
22. Black Steel In The Hour Of Chaos
23. Roots Bloody Roots
12/20 |
Acheter un album de Sepultura pour la
première fois depuis 10 ans, c’est un peu comme rencontrer
par hasard une ex dans la rue, après bien des années sans
nouvelles : « Salut ça va ? bah ouais et toi tu deviens
quoi ? boh rien, tu te souviens quand on a rompu, j’avais tendance
à devenir obèse ? ben j’ai réussi à
maigrir depuis, même si j’ai été forcée
de le faire. Je vais bien mieux maintenant, mais je suis pas tout à
fait redevenue comme avant, ma peau est toute flasque et ramollie, j’ai
besoin d’un traitement… »
En d’autres termes, le groupe s’est si longtemps contenté
de balancer des riffs basiques (bateaux ?) qu’il ne semble plus
capables d’assurer sur son ancien répertoire. Igor accélère
le tempo à tel point que les autres derrière ne suivent
plus. Derrière, c’est le mot. L’ingé son a
probablement tenté de limiter la casse en mixant archi-devant
la batterie. C’est vrai qu’une gratte en moins, ça
le fait déjà moins sur les vieux titres mais merde…mieux
vaut pas écouter le Live in Barcelona (92) juste avant, ça
fait de la peine…on croirait le groupe revenu à l’époque
Bestial Devastation, c’est dire. Le passage le plus sympa de ce
double live est d’ailleurs la version ‘tribale’ de
Necromancer, avec Jairo ‘Tormentor’ à la 2nde gratte
et le chanteur de Krisiun ! Les titres techniques en revanche sont massacrés.
Les morceaux plus récents montrent un groupe plus à l’aise
mais aussi l’inspiration qui lui fait cruellement défaut
depuis…pfff…une paye quoi.
Vous remarquerez que je n’ai pas encore mentionné Derrick
Green. Non, Mr Green n’est pas un mauvais chanteur, ce n’est
pas lui qui a ruiné Sepultura, en tout cas pas plus que Paul
Bostaph a ruiné Slayer ou Bob Rock a ruiné (au figuré
hein…) Metallica contrairement aux idées simplistes de
certains fans. Si ces groupes font de la merde aujourd’hui, c’est
parce qu’ils n’écrivent plus rien de bon (wooooaaaaahhh
!!!!). Derrick Green a un timbre bien à lui c’est sur,
on aime ou non, perso moi j’aime assez et le bonhomme a son style.
Il devient même parfois bien cinglé sur certains morceaux.
Attention, ça ne rend pas forcément des titres aussi médiocres
que ‘Choke’ ou ‘Mindwar’ plus audibles. Sepultura
bat même un record de plongée en apnée, touchant
le fond sur une reprise de Public Enemy absolument sans intérêt,
n’est pas Anthrax qui veut…
Que retenir de ce live ? Une énergie et une certaine fraîcheur
retrouvée qui font tout de même plaisir. Même en
jouant mal et avec un son approximatif, Sepultura en live ça
reste quand même quelque chose d’intense, fait plutôt
rare chez les groupes qui dépassent la vingtaine d’années.
Pour le côté purement musical on repassera, ce live ne
faisant absolument pas le poids face aux live précédents.
Ceci dit, si comme moi vous vous êtes fait chier en 2005 au point
de ne trouver aucune nouveauté digne d’un investissement
pécuniaire, l’achat de cet album n’est pas forcément
une arnaque ou une perte de fric. Nostalgie décidément
tu nous tiens par les couilles ces temps ci.
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