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Tracklisting:
1.Soothing
2.Even If Time Stood Still
3.I Scream
4.Lost
5.Fuck Off, You Filthy Bastards
6.Don’t Tell Us What We Should Do
7.With Our Bodies, You Filthy Bastards
8.Start Over
9.Count Me Out
10.Silent Box
11.Don’t Fade Away
12.You Can Count Your Money In Your Graves, You Filthy Bastards
13.Seed Of Fear And Anger
13.5/20 |
La
2ème moitié des 90’s voit l’avènement
du label suédois Burning Heart (devenu depuis licence d’Epitaph)
et de toute une vague de groupes punks à roulettes (skatecore
/ hardcore mélodique) scandinaves influencés par la vagues
californienne des NOFX, Bad Religion, Ten Foot Pole et autres poulains
des écuries Epitaph et Fat Wreck.
Difficile de passer à côté du trio gagnant de l’époque
constitué de Millencolin, No Fun At All et Satanic Surfers.
Ce sont ces derniers qui nous intéressent. A la différence
de leurs compatriotes trop occupés à parler de parties
de bowling en incluant de douteux passages ska dans leurs compos (Millencolin)
ou de ceux qui jouent vite, bien mais platement (No Fun At All), Satanic
Surfers a su maintenir ce côté hargneux du punk hardcore
dans un style malheureusement gangrené par une superficialité
quasi générale, à de rares exceptions près
(Propagandhi), jouant davantage sur l’image qu’autre chose.
Cette hargne, elle se retrouve déjà dans la musique et
dans le son. Les rythmiques sont la plupart du temps plus rapides que
dans les autres groupes du style, emmenées de main de maître
par Rodrigo, batteur chanteur et stakhanoviste de la scène punk
hardcore (on retrouve le bonhomme dans Intensity et d’autres groupes
crust dont j’ai oublié le nom, et également aux
manettes du label Putrid Filth Conspiracy, label DIY très orienté
crust et anarco-punk). Satanic Surfers ne cultive pas un goût
prononcé pour les passages débilo-fun et préfère
travailler le côté mélancolique de ses mélodies
et l’efficacité des compos. Certains passages deviennent
ainsi de véritables hymnes. A y réfléchir un minimum,
à part le chant, la musique de Satanic Surfers se rapproche plus
de la vague du Boston early 80’s que de la Californienne des 90’.
Côté paroles, avec Rodrigo dans le groupe, il est difficile
de passer sur le côté engagé du groupe. Même
si les textes sont beaucoup moins véhéments que dans Intensity,
Satanic Surfers possède quand même une sensibilité
sociale qu’on ne peut ignorer. Sexisme, enfance, écologie,
apathie, voici quelques thèmes que ces Suédois peuvent
aborder.
Si on ne devait garder qu’un groupe de hardcore mélodique
suédois, ce serait en toute subjectivité assumée
celui-ci. Avec une nette préférence pour 666 Motor Inn,
plus mature et adulte que son prédécesseur.
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