REPULSION
- Horrified - 1989 (
Necrosis
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Tracklisting:
19.5/20 |
Horrified
est certainement l'un des albums les plus sous estimés de tout
le Monde métallique. Enregistré en 1986 sous le titre
"Slaughter Of The Innocent" il se répandit au cœur
de l'underground du monde entier avant de sortir officiellement en 1989
sur "Necrosis" (sous label d'Earache tenu par Bill Steer et
Jeff Walker soucieux de rendre à Repulsion ce qui appartenait
à Repulsion !). Repulsion pose donc brutalement ses fondations, et insulte la musique. Le blast est presque incessant sur des riffs percutants, simples mais redoutables de pureté, le tout dégageant une sauvagerie qui a disparue de la quasi-totalité des productions actuelles devenues trop lisses. Ici tout est cru, "Horrified" est sans pitié pour l'auditeur et nous rend nostalgiques de ces batteries naturelles, n'ayant pas subies le "nettoyage numérique" offert par le trigge dont abusent les groupes aujourd'hui. La basse saturée, mis à part le fait d'avoir enfanté toute une génération de bassistes bovins adeptes de la 4 cordes qui craque (qui parle de Mortician ?), dresse un épais magma de distorsion collé au fond du mix rugueux que les guitares âpres affinent à peine. Emportées dans un déchaînement de ces plans énergiques et toujours terriblement efficaces elles se font chaotiques quand la paire de gratteux se hasarde (sur chaque morceau quand même!!!) aux joies basiques du solo anti-mélodique incohérent et tourmenté. Scott Carlson éructe sèchement ses lyrics tout droits sortis des cultissimes "Dawn Of The Dead" ou "Evil Dead" dont l'ambiance poisseuse et bêtement méchante est parfaitement retranscrite ici. La voix de Scotty (..) n'a rien du growl actuel, elle est beaucoup plus agressive, combative même (comme si l'homme déclamait les textes revendicatifs d'un groupe hard core très énervé !). Cette façon de se placer fougueusement sur les riffs et de décocher brutalement les refrains fera école chez les plus grands (il n'y a qu'à écouter David Vincent débiter "Maze Of Torment" pour s'en convaincre, je parle ici du bassiste chanteur de l'Ange Morbide, pas du type en jupette qui sévit actuellement dans Genitorturers et dont on annonce actuellement le retour plein d'opportunisme chez un Ange Déchu qui se raccroche aux branches pour éviter la chute...bref). "Horrified"
fleure bon le passé, quand l'extrémisme musical n'était
pas encore totalement contrôlé et qu'il était l'œuvre
de "musiciens" aventureux, pionniers n'ayant pour autre ambition
que celle, déjà fort louable, de défricher un terrain
qui sera par la suite piétiné par des centaines d'opportunistes
sans génie. Malgré ses 18 ans, cet album référentiel
n'a rien perdu de sa fougue et enterre encore bon nombre de newbies
élevés à l'ultracisme sonore convenable et poli.
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