MORBID
ANGEL - Altars Of Madness - 1989 ( Earache ) |
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Tracklisting:
19.5/20 -- 20/20 |
Enfin Morbid Angel sort de son anonymat avec ce premier véritable album chez Earache. A l’écoute d’Altars Of Madness, on comprend pourquoi le disque précédent (Abominations) est considéré par le groupe comme une simple démo. Parce que si Death avait posé les 1eres bases du genre à l’époque où MA se cherchait encore, cette fois MA génère à presque lui tout seul (du moins au States) ce qui sera le death metal moderne des 90s. Une nouvelle ère, définitivement, qui coupe avec tout ce qui a pu se faire plus tôt dans les 80s. Line up de rêve, production cette fois à la hauteur, artwork signé Dan Seagrave, morceaux impressionnants de vitesse, de technique, de complexité et d’inventivité…Morbid Angel méconnaissable pour les quelques initiés qui les connaissaient depuis l’époque obscure du milieu des 80s. Les 6 premiers titres (au bas mot) sont des classiques instantanés. Au delà de la performance, n’oublions pas les nombreuses trouvailles de cet album, des techniques de jeu nouvelles (blast beats, accords glissés, effets de vibrés en tout genre) qui permettent au groupe de déchaîner toute sa rage : à voir les dingues et inoubliables ‘Suffocation’, ‘Visions From The Dark Side’, ‘Blasphemy’. Des titres moins virulents comme ‘Chapel Of Ghouls’ ou ‘Evil Spells’ se chargent d’assumer le statut d’hymnes. Le son très percutant, à réveiller les morts manque de basse mais l’énergie intarissable, comme drainée d’un thrash metal moribond, donne des envies irrépressibles de headbanging, de pétage de plombs, de meurtre. SO PURE. -- "Nous
jouons plus heavy, plus technique et plus vite que n'importe quel
groupe au monde", voilà ce que déclarait l'impertinent
Trey Azaghtoth à la sortie de cet album devenu légende.
Soit ces quatre Floridiens souffraient d'une prétention maladive,
soit ils étaient surs d'eux…dur à admettre mais
ils étaient surs d'eux ! ! ! Effectivement cet album révolutionne
le death metal et bouscule toute une scene en écrasant d'un
coup la concurrence devenue soudainement bien fade. Morbid Angel dépasse
les limites de vitesse autorisée mais le fait surtout avec
une classe totalement nouvelle, les morceaux d'une rare intensité
étant exécutés par des musiciens techniquement
très impresionnants dont le talent indéniable éclabousse
chaque riff , chaque plan et chaque break. Les guitaristes rivalisent
de virtuosité et nous assènent des solos totalement
hystériques mais géniallement maitrisés quand
ils ne sont pas occupés à se tirer avec une classe impresionnantes
des structures alambiquées des neuf morceaux de cet opus d'anthologie.
Le batteur Pete Sandoval (pour les ignares) n'est pas en reste et
martelle ses fûts comme personne avant lui et se place d'emblée
tout en haut de la hiérachie mondiale écoeurant du même
coup tous les apprentis batteur en quête d'extrêmisme
musical. |