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Tracklisting
:
1
– Autonomy Lost
2 – Imprint Of The Un-Saved
3 – Disenchantment
4 – The Paradoxial Spiral
5 – Re-Inanimate
6 – Entrapment
7 – Mind’s Mirrors
8 – In Death – Is Live
9 – In Death – Is Death
10 – Shed
11 – Personae Non Gratae
12 – Dehumanization
13 - Sum
6/20 |
Meshuggah est un groupe plongé
dans une merde noire, voici un combo génial qui inventa son style,
son propre son, qui s'enferma dedans, seul au monde et qui est aujourd'hui
incapable d'en sortir. Un groupe qui évolue en circuit fermé
et tente de nous vendre sa came en s'inventant des concepts de plus
en plus bancals, des expérimentations douteuses et finalement
très discrètes.
Meshuggah tourne en rond depuis l'époustouflant "Chaosphere"
et commence à nous lasser sérieusement.
Catch 33 est la suite logique des réalisations précédentes
l'effet de surprise en moins, (il y a d'ailleurs longtemps qu'il a disparu),
toujours ces polyrythmiques difficile à digérer, tellement
difficile à digérer que le groupe n'a pas fait l'effort
d'apprendre ses propres morceaux par cœur lors de l'enregistrement,
confiant le travail de mémoire à une boite à rythmes.
En effet, travailler avec leur propre batteur, enregistrer cet album
avec ce dernier aurait été un travail trop long et fastidieux,
un peu comme si votre boulanger vous vendait son pain cru..trop long
à faire cuire !!! Putain les gars , c'est votre boulot, vous
êtes payés pour ça, si enregistrer un album est
un problème pour vous, il faut changer de métier et laisser
la place aux pauvres gars qui se démerdent dans leur chambre
à repousser toujours plus loin les petites limites de leur 4
pistes analogiques.
Alors voilà, moi aussi j'ai la flemme, moi non plus je n'ai pas
le courage d'écouter cette galette 57 fois pour mémoriser
des riffs qui de toutes façons ressemblent à s'y tromper
à ceux de "I" qui ressemblaient déjà
étrangement à ceux de "Nothing".
Je n'ai pas non plus envie de jouer le naif et m'émerveiller
devant tant d'expérimentations, quand lors d'un break incroyable
la voix du chanteur est judicieusement passée dans un vocoder
hallucinant, je n'avais jamais entendu ça !!! (cynisme quand
tu nous tiens).
Je n'ai pas non plus envie de me laisser prendre aussi facilement pour
un con quand le groupe me raconte que ces riffs identiques ne sont pas
identiques du tout (ah non excusez moi celui là est joué
sur 24 mesures et l'autre sur 20 alors que le troisième traîne
sur 147 mesures) et qu'ils sont en plus construits, pensés pour
provoquer ce côté hypnotique qu'ils recherchaient tant.
Ils oublient de raconter à quel point ces riffs provoquent ce
côté chiant, ce côté "déjà
entendu" extrêmement désagréable que ressent
le mec qui vient de claquer une quinzaine d'euros dans un skeud.
Allez finissons en, ce nouveau Meshuggah n'est pas mauvais, c'est juste
le nouveau Meshuggah qui sonne comme l'ancien Meshuggah qui sonnait
déjà comme l'ancien Meshuggah lui-même très
proche du Meshuggah d'avant.
Mention spéciale tout de même aux génies de la musique
qui perçoivent une grosse influence jazz dans le travail rythmique
du groupe, il est vrai que Trilok Gurtu, Charlie Byrd, Rashied Ali ou
Elvin Jones sont de fervents adeptes du très surprenant 4/4 (cynisme,
etc..etc…hum), bizarre comme le métalleux qui ne comprend
pas ce qu'il écoute parle aussitôt de jazz. C'est bien
d'en parler pour faire joli quand on écoute Meshuggah, maintenant
il faudrait penser à en écouter pour faire moins con quand
on le mentionne en même temps que le groupe qui nous intéresse
ici.
Dernière chose, pour les curieux, le prochain album du groupe
est en écoute dans votre lecteur cd, appuyez sur la touche "random"
ou shuffle" et c'est parti pour 45 minutes de nouveautés
!
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