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Track
List :
1.Choir
Of The Damned
2.Rippin' Corpse
3.Death Is Our Saviour
4.Pleasure To Kill
5.Riot Of Violence
6.The Pestilence
7.Carrion
8.Command Of The Blade
9.Under The Guillotine
10.Flag Of Hate
11.Take Their Lives
12.Awakening Of The Gods
17/20 |
Au
temps de sa splendeur, Kreator généra un chaos qui posa
des bases non négligeables à l’édification
du metal de la mort. La presse spécialisée française
de l’époque, toujours visionnaire, qualifia grosso modo
cette sortie de belle merde, mais d’autres ne l’entendirent
pas de cette oreille en saluant cette galette gonflée à
la nitroglycérine comme LA nouvelle référence brutale
européenne.
« We are death, fukk you ». l’adage cher à
Sadistik Execution pourrait franchement s’appliquer à cet
album tant il est à l’opposé de la finesse. Tandis
que Slayer, Possessed ou Celtic Frost peaufinaient leurs riffs de manière
à créer un feeling morbide, Kreator utilise des mélodies
largement éprouvées, sinon éculées (le Judas
Priest est pas si loin, on a bien affaire à un groupe européen,
qui plus est allemand…remember Accept ?), mais dans un contexte
autrement plus énergique. Le batteur est peut être bien
l’ancêtre de tous les blasteurs fous actuels. Son jeu archi
basique est entièrement basé sur la vitesse et la puissance,
il n’utilise que peu de plans différents par morceaux.
Les grattes, plus précises que Bathory mais nettement moins qu’un
Destruction, ne font pas dans la dentelle et poussent à l’extrême
la technique du tremolo. Les solos, eux, rappellent carrément
les tout débuts de Sepultura (pas franchement un compliment !).
A l’image du reste, le chant et les paroles sont on ne peut plus
clichesques. Mais cet album est clichesque plus par nécessité
que par envie, car on devine dès les premières notes les
intentions du groupe : créer le metal le plus extrême qui
soit, atteindre l’Ultime. Et aujourd’hui encore, alors que
nos oreilles ont été largement essorés par quantités
de groupes brutaux, cet album surprend par sa violence et son incroyable
énergie. Car c’est ce feu sacré qui fait qu’on
y croit, et le côté kitsch de la chose ajoute même
un certain charme. Le EP ‘Flag Of Hate’ qui suivra, reprendra
plus ou moins les mêmes éléments en y ajoutant un
(léger) brin de sophistication et plus de recherche dans les
riffs, avec un son toujours aussi brutal. Du bonheur en barre.
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