KAAMOS
- Lucifer Rising - 2005 (
Candlelight
) |
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Tracklisting:
14.5/20 |
La scene "death metal" Suédoise vous gonfle ? Bienvenu au club des gens qui ont du goût ! Ce berceau d'un death metal bâtard teinté de heavy, de mélodies faciles, sirupeuses, nous impose depuis trop longtemps ses rejetons trop sages, carencés et (mal) élevés au Dark Tranquility nouvelle mouture et autres In Flames en mal d'inspiration. Buarrp ! Kaamos
vient de Suède mais ne joue pas dans cette minable catégorie,
le groupe fier d'un lointain (mais glorieux !) passé s'évertue
tant bien que mal à perpétuer une tradition instaurée
par Nihilist, Dismember ou Entombed à la fin de années
80. Tradition d'un death metal obscure et froid, un death metal pur
qui ne s'embarrasse pas de jolis refrains ni d'harmonies (tierces, quinte..pfff)
convenues et devenues depuis longtemps maintenant extrêmement
pénibles. …Pas
de problèmes, Kaamos dose intelligemment ses breaks, ses accélérations
et ses ponts pour capter notre attention du début à la
fin. L'opération aurait été totalement réussie
si les riffs nombreux et variés, (mais qui n'ont rien d'extraordinaire,
nous ne sommes pas en train d'écouter Gorguts), avaient été
un peu plus surprenants. Il ne reste qu'à se laisser enivrer par l'assaut mélodique de "Gnosticon", soutenu par une rythmique en béton, se laisser délicatement écraser sous la lourde puissance d'un "Theriomorphic Pandemonium" hyper efficace, broyé par l'énergie brutale de "Chtonic" pour finalement trouver la paix dans la "quiétude" de "Ascent", instrumental final qui nous fera regretter une chose, qui sera le seul petit reproche que je pourrai faire à cet album concernant les solos de guitare tout aussi ratés qu'inutiles; en effet quelques interventions "épiques" à la porté émotionnelle autrement plus intense auraient été fort bienvenues et auraient finir de nous enfouir délicieusement dans ces sombres vestiges d'un death metal glauque qui appartient au passé. La prochaine fois peut être. Rien de nouveau donc mais un très bon album "back to the roots" bourré de feeling qui fait du bien en ces temps de death metal artificiel et plastifié (dois je encore parler de la farce Behemoth ?) |