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Track
List :
1.
Vocal Test
2. Hollow
3. Psychological Warfare
4. Trapped Under Silence
5. Abraxas Annhilation
6. Jagged Visions Of My True Destiny
7. Drowing In Envy
8. Humanity Is The Devil
19/20 |
Les
démons de Cleveland ne perdent pas de temps et livrent un an
après le très bon Systems Overload, un mini album qui
fera date !
Pochette de Pushead, titre on ne peut plus évocateur, paroles
inspirées par d’obscures écrits mystico-apocalyptiques
de la Church of Final Judgment (et dures à comprendre), Integrity
annonce la couleur, on n’est pas là pour rigoler.
Ça démarre sur les chapeaux de roue avec Vocal Test, sorte
de soundcheck thrashy où Dwid teste ses vocaux d’écorché
vif. Ce type a du gravier dans la gorge. Thrashy ? Et oui thrashy !
Integrity épaissit le son tout en gardant le côté
cru et crade de son précédent opus. Mais la production
de Bill Korecky (Catharsis) est ici ultra efficace. Son massif et cru,
retranscrivant parfaitement l’urgence de la musique d’Integrity.
Et urgence est le bon mot pour définir ce Humanity Is The Devil,
surtout quand on entre dans le vif du sujet avec Hollow, véritable
brûlot hardcore, porté par un duo vocal bien malsain et
finissant sur un ralentissement magistral (et non, pas une mosh part),
noyé sous les hurlements / soli d’une gratte très
influencée par la Bay Area ou encore le punk dischargien. Psychological
Warfare suit logiquement cette fin lourde et la maintiendra tout son
long, soutenue par quelques incursion de double. Integrity intègre
parfaitement ses influences métal et ça se sent sur l’intro
de Trapped Under Silence, laissant rapidement place à une rythmique
plus hardcore, plus rapide mais toujours poisseuse. Et de poisseux,
on passe à suffocant avec le monstrueux Abraxas Annihilation,
où l’Apocalypse résumée en 2’14’’.
On a passé une étape, ça se sent. Juste le temps
de se reposer avec le très Metallica (époque Masters Of
Puppets) Jagged Visions Of My True Destiny, morceau lourd aux ambiances
et mélodies soignées et épiques.
Drowning In Envy & Humanity Is The Devil concluent ce disque comme
Search For Divinity sur Systems Overload : bidouillages industriels,
monologues samplés. A considérer comme une extension du
travail du groupe qui livre ici un disque énorme et unique en
son genre. Disque créant une ambiance incroyable, noire de chez
noire, imitée par pléthore d’autres groupes pas
forcément inspirés et manquant cruellement de feeling.
Must have.
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