Putain mais c'est honteux de pouvoir
sortir des trucs comme ça sans se prendre un procès pour
plagiat. Si le talent pour créer quelque chose de personnel manque
à ce point il faut arrêter de suite de se positionner sur
le marché du disque et se contenter de jouer dans son garage
avec ses potes.
Impaled revisite le "Necrotisicm" de Carcass, n'hésitant
jamais à reprendre un riff entier sans aucun scrupule et je me
demande encore à quoi cela peut servir ? Je possède l'album
"modèle" et je me pose de sérieuses questions
sur l'intérêt d'écouter une copie, forcément
moins bonne, de l'original génialissime. Rien à dire sur
la qualité du travail mais peut on encore affirmer qu'il s'agit
ici de leur travail tant ce groupe personnifie l'absence totale de personnalité,
fumistes, copistes certes talentueux mais copistes tout de même
!
Alors
oui cet album est intrinsèquement bon mais il n'aurait jamais
vu le jour si Carcass n'avait pas existé. Où est le travail
de création ici ?
Ok Impaled tente de faire passer la pilule en ajoutant des synthés
et un violoncelle sur quelques plans éparses mais on ne me la
fait pas à moi, ce genre de fioritures à deux euros peut
faire illusion sur le nouveau venu qui va presque s'écrier au
génie mais l'amateur éclairé familier avec le travail
de Carcass va, lui, crier à la supercherie, au cache misère.
Les structures sont empruntées aux fameux Anglais, les voix aussi,
les riffs évidemment et tout le reste. Impaled s'installe aussi
sur le même territoire mélodique que les maîtres
mais fait pâle figure face aux solos de la paire Steer/Amott autrement
plus talentueuse.
C'est
donc très simple, si vous voulez écoutez un "Necroticism-like"
jetez vous sur ce skeud et amusez vous à chercher de quels morceaux
issus du chef d'œuvre précédemment cité proviennent
90% des riffs de cet album.
N'attendez évidement aucune surprise avec cet opus, vous évoluez
en terrain archi connu et si cette impression pesante et constante de
déjà entendu ne vous gêne pas plus que cela alors
vous prendrez beaucoup de plaisir à ingurgiter ce "Death
After Life". Si vous n'avez jamais écouté Carcass
vous allez adorer mais votre éducation musicale est à
refaire.
Pour ceux, qui comme moi, considèrent que ce qui a été
parfaitement fait n'a pas besoin d'être refait reprenez votre
noble quête de groupes aussi novateurs que Carcass (par exemple)
le fût en son temps et ne vous laissez pas ralentir par ce groupe
de reprises qui doit bénir l'inculture musicale de son auditoire
et l'influence financière de Century Media sur la presse spécialisée
copieusement arrosée (Vive la pub!) par cette mini major du metal.