GARWALL
- Black Beast - 2004
( Holy
Records ) |
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Tracklisting: 1.
Pride 11/20 |
2004,
nous en sommes toujours là. Le metal est englué dans ses
clichés et la pochette de cet album est un douloureux témoin
de ce triste état de fait. Tout y est : la nuit noire mais pas
trop pour permettre à nos yeux effrayés de distinguer
une scène d'horreur devant laquelle aucun poil humain ne peut
refuser de se dresser, la lune pleine ronde et menaçante et malveillante
( et d'autres trucs pires encore ) qui éclaire le cimetière
lugubre et gris et froid avec les vieilles tombes de vieux cimetière
entre lesquelles sautille sauvagement un gros vilain loup garou poilu
plein de grandes dents de loup garou qui font très très
mal si le loup garou, (qui a son petit caractère quand même..en
même temps, normal, c'est un loup garou, hey !!), à décidé
pour on ne sait quelle raison saugrenue de vous mordre violemment. Brrr,
oui tout cela fait peur mais tout cela n'est rien tant le posing des
membres du groupe, fiers sur des photos d'un autre âge et d'un
tas d'autres albums estampillé "metal extrême",
fait froid dans le dos. Bracelets cloutés, ceintures avec des
cartouches dedans, bottes qui piquent, regards méchants et inhumains,
pantalons épais en cuir luisant qui moulent les zizis, croix
à l'envers, pentagrammes, etc… A la fin, alors que le silence reprend ses droits, notre question change de statut, de peu délicate elle devient légitime puis logique. Le miracle ne s'est pas produit et force est de constater que l'artwork, impressionnant patchwork de clichés éculés, tient ses promesses : le contenu est aussi "novateur" que le contenant !!! (qui parle de cynisme ?) Pour conclure, et cela pourra paraître étonnant après la lecture des paragraphes du dessus, "Black Beast" n'est pas un mauvais album mais il ne sert strictement à rien. Tout est parfaitement exécuté, maîtrisé mais tout sent surtout beaucoup le réchauffé et au vu du nombre impressionnant de sorties mensuelles (voire hebdomadaires) Garwall par son manque de personnalité se retrouve noyé dans une masse d'albums sans saveur particulière, de ceux qui s'écoutent en attendant mieux et qui prouvent que si la compétence n'est pas chose rare le génie, en revanche, ne court décidemment pas les rues. |