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Tracklisting
:
1.Death
in Vain
2.Homicide
3.Desecrator
4.Exhorder
5.The Tragic Period
6.Legions of Death
7.Anal Lust
8.Slaughter in the Vatican
14/20 |
L’opportuniste
Pantera fut une insulte à Exhorder. Trop longtemps le quatuor
de Louisiane aura été considéré comme un
groupe « à la Pantera ». Sauf que voilà, alors
qu’Anselmo causait chiffon avec les membres de
son pitoyable groupe de Glam de l’époque,
Exhorder enregistrait déjà en 1986 sa première
demo « Get Rude », et en 1988 la demo « Slaughter
in the Vatican » où figure l’intégralité
du LP qui sort sur Roadrunner deux ans plus tard ( à part le
titre « The Tragic Period » qui sera écris un peu
après la demo ). Alors, qui a influencé qui ? Hu ? A croire
que la partie « special thanks » du livret ne fut pas affublé
innocemment d’un « FUCK YOU if you wear make-up and have
a tool swinging between your legs ». Suivez mon regard…
Pour en finir avec Pantera, contrairement à ce que j’ai
pu lire ici et là sur des zines incultes, « Slaughter »
n’a musicalement pas grand-chose en commun avec le cowboy de l’enfer
à mèche là, mise à
part deux/trois riffs sur tout l’album que l’ « on
» qualifiera par la suite de power thrash, et une très
légère similarité dans le timbre de voix de Kyle
Thomas, les excentricités haut perchées
d’Anselmo en moins et une bonne pelleté de rage en prime.
Visuellement j’ai toujours trouvé la pochette particulièrement
merdeuse, non pas dans le fond mais dans la forme, ce côté
BD décrédibilise l’objet au premier coup d’œil.
Enfin on s’en fout un peu me direz-vous, et c’était
légion à l’époque, on se rappelle tous de
cette cover de Spiritual Healing…
Musicalement, une fois n’est pas coutume, Scott Burns, en
plein boom à l’époque, n’aura pas tout massacré
en laissant ses prod’ plastifiées au vestiaire et conservera
un petit grain suffisamment âpre pour coller à la musique
particulièrement rentre dedans d’Exhorder, véritable
bombe d’énérgie. Le son de la batterie, sec et relativement
en avant, accentue l’impression de matraquage au gré des
furieuses accélérations qui parsèment la galette.
Un bon exemple est le rush final du titre « Exhorder » qui
balance un gros parpaing à la gueule de bon nombre de groupes
de (sois disant) Brootal Def. Car point de fioriture, on parle bien
ici de pur Thrash agressif et straight, pas de pitié ressentie
chez le stage diver qui t’arrive en pleine face le genou dans
tes dents. Quelques longueurs tout de même se seront incrustées
sur un titre comme « Legion of Death » qui plombe un peu
la formidable dynamique de l’ensemble sur des passages mid tempo
pas forcément pertinents et un peu longuets. « Anal Lust
», titre suivant fait vite oublier cette petite incartade. Là
on retombe en pleine folie meurtrière Thrash dés les premières
secondes. C’est simple, direct, et ça défonce. «
Homicide » est d’ailleurs là aussi une démonstration
de puissance. Cette même puissance, Exhorder sait aussi la canaliser
sur un titre comme « Desecrator » , plus heavy dans l’approche,
véritable bulldozer dans sa finalité.
Voilà un album sur lequel le temps a glissé sans laisser
vraiment d’empreinte et qui reste un must pour qui souhaite connaître
ce que le Thrash Metal fut il y a 15 ans, en prenant une bonne claque
derrière les oreilles au passage.
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