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Tracklisting:
1 – And shall the sky descend
2 - The birdies wheel
3 – The endless
4 – Glaring lights
16/20 |
C’est
l’heure. L’heure où le ciel descend lentement mais
sûrement. L’heure où l’atmosphère s’alourdit
franchement, où les nuages obscurcissent le ciel, laissant peu
de place aux rayons du soleil. Pourtant il ne fait pas nuit. Il fait
sombre. Sombre à l’image de ce troisième album de
Dirge, combo parisien officiant depuis plus de 10 ans dans la plus grande
discrétion. Mais une fois qu’on a mis le doigt sur ce groupe,
difficile de rester insensible à l’univers terrifiant qui
s’offre à nos oreilles et à nos yeux (pour ceux
qui ont eu la chance de les voir live).
Difficile de ne pas penser au Times Of Grace de Neurosis ou aux premiers
Godspeed You Black Emperor, mais on a largement vu pire comme référence.
Surtout quand cette influence est assimilée et utilisée
à bon escient, à la création de 4 entités
sonores pouvant atteindre la demi heure – And Shall The Sky Descend
dure 73 minutes. Vous l’aurez compris, Dirge prend son temps.
Celui de créer des ambiances lourdes, progressives, emportant
l’auditeur dans une calme tempête à laquelle il est
impossible de résister. On se laisse entraîner sans broncher
dans les structures progressives, enchaînant riffs marteleurs,
plages psychédéliques et nappes atmosphériques
avec une grande cohérence et une maîtrise des arrangements.
Ici peu importe la virtuosité technique, seul l’émotion
prime. Et Dirge l’a bien compris. Comme leurs glorieux aînés,
les parisiens jouent avec les sonorités, utilisant des cordes
pour insister sur le côté épique de leurs compositions.
Facile me direz-vous. Certes oui mais toujours efficace quand comme
ici leur utilisation est utilisée avec parcimonie. Le travail
des 3 voix l’est aussi, efficace et bien dosé. Mais la
musique de Dirge est en grande majorité instrumentale.
Véritable surprise et révélation pour ma part,
je ne peux que souhaiter à ce And Shall The Sky Descend et ses
géniteurs la reconnaissance qu’ils méritent. A bon
entendeur.
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