DRAWN
AND QUARTERED- Return from the Black Death - 2004 (
Moribund
Records ) |
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Tracklisting:
13/20 |
Formé en 93 sous le nom de plague bearer le groupe de Seattle, à la scène inexistante, a sorti avec ce « Return Of The Black Death » son 3 eme album chez les types de Moribund Records. Fort d’une pochette à chier, signée Gabriel Byrne, et de têtes de méchants, nos amis sont dévoués à un death brutal et cru. Attention ce n’est pas du brutal death à la unique leader mais du death brutal…c’est pas pareil…y en a un qui est chiant et monotone et l’autre qui est tout simplement ce que le death doit être. A priori perdus dans la masse de combo pratiquant le death, les DAQ méritent une oreille attentive avec cet album. La brutalité est certaine quand on voit le recours au blast mais quand blast il y a ce n’est pas parce que c’est la rythmique par défaut ou celle qu’on doit faire quand on est brutal (et mouton) mais pour souligner une accélération, une montée en puissance. DAQ pratique un death varié (mais blastant quand même très souvent), chaque composition passe par plusieurs tempos et ambiances. Le bon point c’est surtout que DAQ distille un bon feeling noir et étouffant tout au long de l’album. Après c’est sur que DAQ n’a pas inventé le fil à coupé le beurre et régulièrement on pense à Immolation des breaks forts en ambiances ou lorsqu’ils utilisent certains riffs avec harmonique. On pense aussi à Incantation pour l’approche directe d’autres riffs. Les comparaisons sont élogieuses mais soulignent bien que nous ne sommes pas là en présence d’un disque phare ou apportant quelque chose à l’édifice death metal. Cependant, quand je vois la scène actuelle qui semble porter au pinacle des groupes tous plus monotones les uns que les autres, un groupe comme DAQ, pratiquant certes un style « daté » mais varié, est une bouffée d’air vicié comme je l’aime. Des titres comme « Wiped Form The Earth », « A Forest OF Gore » ou « Orgiastic Feast » sont assez imparables et comportent leur lot de riff assassins avec cette voix puissante et profonde, le tout soutenu par un Dario Derna efficace à la batterie (ce mec est assez fort, ancien clavier chez Evoken, et guitariste chanteur un temps chez Abazagorath). Par contre d’autres titres sont un peu bancals : je pense à « As Idols Fall », un mid tempo assez sympa la première fois mais perdant vite de son charme et terminant en queue de poisson sur un mauvais riff en tremolo comme je les déteste. Pour les autres titres c’est question d’état d’esprit, la première écoute rapide du disque m’avait fait craindre quelque chose de moyen mais la première vraie écoute en bloc se termine par l’envie de le remettre et des titres qui, écoutés en speed et paraissant moyen, prennent plus de sens. Un dernier mot sur le son qui, cru et profond, est pour autant assez clair ce qui convient parfaitement à ce style de death plutôt dark et cru. Au
final ça me fait marrer de me relire en train d’expliquer
que dans les titres il y a une ambiance glauque et que les mecs font
des vrais titres (avec plusieurs tempos et des breaks) comme si c’était
l’idée du siècle. Mais quand je vois la soupe monotone,
convenue et sans âme de la scène brutal death, je me dit
qu’il est bon de rappeler deux ou trois trucs. |