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Tracklisting:
1- Echoes
2- Vague illusions
3- Leave me here
4- Waiting for you
5- Drift
6- White cell
7- Crossing over
8- Into the beyond
16/20 |
Ce groupe Suédois est particulièrement
productif. Troisième album en moins de 4 ans, on peut dire que
les 7 d’Umea ne chôment pas. De plus la qualité est
au rendez-vous. Et davantage de personnalité également.
Très souvent comparé à Isis (influence radicalement
démentie par les membres du groupe à travers plusieurs
interviews), Cult Of Luna trouve progressivement sa voie. Si, tout comme
Isis (et également Neurosis), les Suédois calment le jeu
et s’orientent vers une musique plus atmosphérique, ils
le font à leur sauce, travaillant principalement sur les longues
montées en puissance, jouant beaucoup sur les sons clairs de
guitares, des ambiances feutrées au clavier (ici point de piout-piout
électroniques mais davantage des nappes ou des sons de piano,
mixés relativement en arrière). Les morceaux, tournant
souvent autour des 10 min, n’explosent pas, ne jouent pas sur
d’abruptes cassures ou changements de rythmes ou tempos. Tout
le travail de progression est ici joué très finement.
Toujours à propos de finesse, on notera la complémentarité
de jeu du nouveau batteur (ex Plastic Pride) et du percussionniste (qui
occupe aussi la place de troisième guitariste). Ce n’est
pas forcément évident à la première écoute
mais Salvation possède quelques petites perles de ce genre, bien
cachées au détour d’un riff ou d’un autre.
C’est ce même percussionniste qui s’occupe des parties
en voix claire, secondant son impressionnant vocaliste qui, malgré
un timbre gras et grave, arrive à nuancer son organe et à
trouver sa place au milieu d’arrangements quand mêmes assez
subtils. Et c’était pas gagné d’avance vu
le braillard que c’est.
Autre point positif et non des moindres, Cult Of Luna a gagné
en cohésion. L’album dure quand même 73 minutes et
c’était un sacré pari que de maintenir mon attention
pendant ce temps là. Contrairement aux albums précédents
où certains morceaux sortaient du lot, occultant les autres compositions
davantage anecdotiques, Cult Of Luna a réussi à construire
intelligemment son album et garder l’intérêt de l’auditeur
plus d’une heure. Bref, pour peu qu’on entre dans l’univers
musical du groupe, on ne s’ennuie pas et c’est un véritable
voyage que de se laisser transporter par ces huit morceaux.
Graphiquement, le groupe a gagné en sobriété avec
une pochette blanche, simple et efficace.
Salvation, en plus d’être un excellent disque, me semble
être l’album de la maturité pour Cult Of Luna. En
espérant qu’ils conservent cette qualité d’écriture
pour leurs prochains efforts.
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