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Tracklisting:
1
– You can’t kill us all
2 – Reoccurring ache of
3 – A new language
4 – My love for the extremes
5 – On being a bastard
6 – Measured in gray
7 – A disgust for details
16/20 |
Moins
d’un an après le monstrueux et suffocant ‘‘Give
Them rope’’, Coalesce est de retour avec ce mini album.
On s’attardera d’abord sur la fantastique pochette, représentant
une coupe de cage thoracique et une colonne vertébrale au dos.
Mais c’est surtout l’utilisation de papier calque, la
superposition des dessins et l’inversion des impressions qui
sont de toute beauté. Le layout, dans le même esprit,
est également très soigné. Matt Jones, bassiste
de Grade est l’auteur du design.
Musicalement, Coalesce a évolué. Là où
le groupe martelait sans fatiguait, ne laissant aucun répit
à l’auditeur, on voit apparaître davantage d’espace.
‘‘You Can’t Kill Us All’’ qui ouvre
ce ‘‘Functioning On Impatience’’ débute
par un phrasé écrasant de Sean Ingram sur lequel se
greffe un rythme lent et dépouille. Puis la guitare et la basse
entrent. C’est lourd, très lourd mais les rythmiques
syncopées et les riffs maths ne tardent pas à faire
leur apparition. Même si on respire davantage, la musique de
Coalesce n’en demeure pas moins physique et toujours complexe.
Un léger feeling rock transpire loin derrière ce magma
sonore. On reprend son souffle le temps d’un morceau instrumental,
juste avant de se faire happer par ‘‘A New Language’’
et son riff d’intro dissonant et à contretemps, le tout
massivement alourdi par les vocaux monocordes du père Ingram.
Ce mec est incroyable, il a réussi à enregistrer ces
2 disques plus plusieurs 7’’ avec une seule note ! Trève
de plaisanterie. Plus on avance dans ce disque, plus on peut admirer
l’inventivité de Jes Steineger à la guitare. Son
jeu ne ressemble à rien, du moins rien de typiquement hardcore
ou metal. Ses influences seraient plus à chercher du côté
de Today Is the Day ou Jesus Lizard, jouant énormément
sur les dissonances et un certain inconfort sonore. Mais comme je
le disais auparavant, les morceaux respirent et en deviennent presque
lisibles et… agréables à écouter.
Côté paroles, Ingram a éclairci son style, rendant
ses propos plus compréhensibles. Chaque texte semble s’adresser
directement au lecteur (What more do you want from me ? Some sort
of apology ? Well I promise that forgiveness is the most you’ll
get […]) et là encore certains comportements sont mis
à mal (On Being A Bastard). Ingram tient d’ailleurs beaucoup
à ses textes comme le montre cette petite phrase dans l’insert
: If any of our lyrics spark any questions, please contact me at…
Une initiative très appréciable qui renoue avec une
certaine tradition punk de la communication malheureusement souvent
occultée par de plus en plus de groupes.
Au final, ‘‘Functioning On Impatience’’ se
révèle être un disque plus accessible pour découvrir
Coalesce mais non moins intéressant que son prédécesseur
et voir même un poil plus fin.
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