CATHEDRAL
- Endtyme -
2000 (
Earache
) |
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Track List : 1-Cathedral
Flames 13/20 |
Ça commence et ça termine
comme du doom, mais ce n’est pas du doom. Le retour aux sources
annoncé sans doute un peu trop vite n’a pas vraiment lieu
ici, et pourtant…Lee Dorian semble enfin revenir un peu de sa
monomanie Ozziesque pour à nouveau revenir à un registre
plus personnel, à l’image du reste du groupe. Endtyme est
indéniablement un disque très heavy. L’artwork est
magnifique, comme c’est souvent le cas chez Cathedral. Mais de
noirceur, ne cherchez pas trace ici, vous seriez très déçus.
Ni les riffs ni les lyrics n’atteignent, même de loin, l’intensité
du grandissime Forest Of Equilibrium, certains flirtant même parfois
avec la banalité absolue. En dépit d’une production
toujours aussi boueuse, à peine plus propre que sur le premier
album (mais plus sèche et sans cette fameuse réverb’),
tout ça sonne assez mainstream, un peu consensuel, pas vraiment
profond ni dangereux…le bon (‘Melancholy Emperor’,
‘Ultra Earth’) côtoie souvent l’anecdotique
(‘Alchemist Of Sorrow’ sympa au début puis vite redondant
et répétitif, ‘Whores To Oblivion’ au refrain
et à l’outro absolument ignobles), et le tout laisse une
impression générale de décousu, de manque d’unité.
En contrepartie, ce skeud s’en trouve logiquement être très
varié, un des meilleurs titres étant sans conteste le
titre atmosphérique, le « planet-caravanesque » ‘Astral
Queen’, basé sur ce genre de riff de basse super groovy
et hypnotique dont Geezer Butler avait le secret en son temps. Cathedral
peut vraiment être par moments un gros rip-off, mais le plagiat
est ici parfaitement assumé et il faut reconnaître que
ce groupe ne s’est jamais lui même considéré
comme la 8è merveille du monde en matière d’originalité…ici
au moins ça reste un truc honnête, ça ne revendique
aucune étiquette sophistiquée et surtout ça ne
sonne comme aucun autre groupe actuel…ce qui est dommage c’est
que ça relègue le groupe au rang d’éternel
second couteau alors que n’importe quel fan de doom sait bien
de quoi Cathedral fut capable autrefois…Lee Dorian donne d’ailleurs
l’impression d’être en pilotage automatique parfois,
plus grand chose à voir avec ses lignes de chant possédées
d’antan… |