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Tracklisting:
1
– Helldrivers
2 – Murder
3 – Gheea
4 – Heroin
5 – Diablo
6 – Common Day
7 – Path Of Conscience
8 – Game In Vein
9 – Pleasuredome
10 – Black Sabbath
11 – Hell is My Witness
12 – Penetration
17/20 |
Après un monument tel ‘‘It’s
Me God’’, les Suédois étaient attendus au
tournant. Qu’allaient-ils faire ? La suite de leur disque précédent
? Revenir à leurs premières amours hardcore metal ? Changer
radicalement de style ? On pouvait spéculer bon train. Finalement
l’objet tombe entre mes mains et je commence à flipper
un peu. D’abord, l’objet est bien moins beau que son prédécesseur.
Et puis les titres des morceaux, ça fait cliché metal
au possible. Jugez donc : Helldrivers, Heroin, Diablo, Murder, Black
Sabbath, Penetration, etc. Avec un album qui s’appelle Venom et
des titres de cette trempe, à quoi va-t-on avoir droit ?
Bon, aller, je mets la rondelle dans la platine et je verrai bien. Ça
commence par un énorme rôt et un son de batterie complètement
piné et distordu. Puis arrive un gros riff que n’aurait
pas renié Unsane. Ça fait hocher de la tête comme
un autiste, c’est bon signe. Le style est un peu moins neurosien,
plus rock violent et barré. Plus Breach, dans un sens. Un morceau
comme Gheea est une perle d’efficacité et de tension, super
bien construit avec le petit pont qui va bien et le refrain qui fait
fingerpointer comme un damné. Ouais, Breach groove mais selon
ses propres termes. La preuve par le fantastique Diablo, morceau instrumental
joué par deux batteries. A l’écoute de ce morceau,
on est pris d’une envie frénétique de danser comme
un pantin désarticulé, les yeux révulsés.
On se croirait presque en plein rituel vaudou pour l’ambiance
dégagée. Quant à Penetration, le morceau de clôture,
on attend l’explosion à tout instant tellement Breach joue
la carte de la tension sur ce petit riff calme et entêtant. Et
finalement ça explose mais pas comme on l’attendait. Vous
écouterez vous-mêmes.
Mais le plus surprenant avec cet album demeure le son. Bricolé
par Anders Ekstrom, guitariste et principal compositeur du groupe, qui
a certainement du être influencé par le travail de Skosberg
et de Steve Austin (Today Is the Day), le son de ‘’Venom’’
est très saturé, distordu et également très
organique. C’est particulièrement remarquable pour la batterie
et la basse. Ce n’est pas le gros son mais c’est LE son
qui convient parfaitement à Breach. Chaud, vicieux, vivant et
tellement personnel.
Pour ma part, j’ai eu plus de mal au départ avec cet album
qu’avec ‘’It’s Me God’’ mais Breach
confirme bien là son statut de groupe unique, original et incontournable.
Seul petit hic, le groupe tourne très peu, développant
malgré lui un statut de formation mystérieuse et culte.
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