BREACH
- Kollapse - 2001 (
Burning
Heart Records ) |
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Tracklisting: 1.
Big Strong Boss 19/20 |
Le
Breach nouveau a atterri dans ma platine et c’est tout fébrile
que je désensable mes Portugaise et les présente aux baffles
de ma stéréo. 1er morceau instrumental à la fois
très rythmique et très mélodique. Ouais, pas mal
du tout. La suite, vite ! Deuxième morceau, on reconnaît
le style de Breach dès les premières notes. Néanmoins
le groupe apporte de nouveaux artifices à sa musique et surtout
au niveau de la, ou plutôt des voix. Tomas est toujours très
présent avec son timbre bien particulier mais il se retrouve
ici secondé par un autre chanteur qui semble complètement
possédé. C’est plus proche des hurlements d’un
loup sous acide (j’en ai personnellement jamais rencontré
mais j’essaye d’imaginer ça) que des éructions
typiquement post hardcore. La musique est bien barrée aussi,
tordue comme il faut et heavy as fuck ! Petite interlude très
calme et Breach nous livre ‘’Alarma’’ qui est
sûrement le morceau le plus lourd et le plus crade enregistré
par le groupe. Gros accords balancés dans le vide par dessus
lesquels vient se greffer un peu plus tard un rythme lancinant, une
seconde guitare triturée au possible et finalement la voix bien
pesante de Tomas. Imparable ! ‘’Lost Crew’’
enchaine directement derrière. Préparez vos cervicales,
Breach vous emmène pour 5 min d’un rocking hardcore (que
n’aurait pas renié Turbonegro) endiablé où
vocaux hurlés et voix… ‘’chantée’’
se donnent la réplique. Idéal pour taper du pied comme
un damné et garder la forme en dansant sur des rythmes frénétiques
où la complémentarité des guitares fait là
encore ses preuves. Ce groupe sait comment faire groover, yeah ! Fin
du morceau et c’est là qu’intervient la surprise
la plus importante de ce ‘’Kollapse’’. Piste
6, morceau ‘’Teeth Out’’, souvenez-vous en !
Changement radical de ton au profit d’un long morceau instrumental
de 10 minutes tout en montée. Ce morceau, c’est un riff
de guitare qui se décline, s’épaissit, tourne et
se retourne dans tous les sens, accompagné par une orchestration
sans faille jouant sur les variations d’intensité, les
passages en son clair et en disto et les ambiances très organiques.
Trippant. Les Suédois n’avaient jamais rien pondu de tel
auparavant. On arrive dans la deuxième moitié de l’album
et commence alors une véritable descente aux Enfers. Breach pousse
plus loin les côtés sombres de sa musique. Des morceaux
comme ‘‘Mr Marshall’’ ou ‘’Killer
Kings and Murder Queens’’ possèdent des ambiances
à faire pâlir de jalousie Neurosis sur ‘‘Through
Silver In Blood’’. J’ai même lu quelqu’un
y trouver quelques similitudes avec Blut Aus Nord sur ‘‘The
Work Which Transforms God’’. L’album se termine par
le morceau titre, réponse calme à ‘‘Teeth
Out’’. Après avoir écouté cet album
un nombre incalculable de fois, je ne m’en lasse toujours pas.
Ce disque se divise en 3 parties imbriquées les unes dans les
autres : morceaux instrumentaux, morceaux assez rock et autres beaucoup
plus lourds et sombres. |