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Tracklisting:
1. Sculpting The Throne Ov Seth
2. Demigod
3. Conquer All
4. The Nephilim Rising
5. Towards Babylon
6. Before Aeons Came
7. Mysterium Coniunctionis (hermanubis)
8. Xul
9. Slaves Shall Serve
10. The Reign Ov Shemsu-hor
11/20 |
C'est donc lui l'album dont tout le
monde parle en ce moment, cet album monumental, sans failles, qui réunit
ce qui se fait de mieux dans le genre et semble faire l'unanimité.
Cet album au sujet duquel Nergal déclare "j'aimerai qu'il
nous hisse au sommet de la hiérarchie du metal extrême.
Jouer dans la cour des Deicide, Morbid Angel, Nile ou Dimmu Borgir."
Tout cela est très ambitieux, certes, mais il y avait peut être
d'autres moyens pour parvenir à ses fins que de pomper sans honte
et sans retenue les groupes sus cités. Behemoth n'y va pas par
quatre chemins et pille Morbid Angel de ses structures & riffs,
emprunte à Nile son penchant pour les mélodies Orientales,
opte sans hésiter pour l'utilisation de vocaux doublés
made in Deicide (et ce de façon systématique sur tout
l'album ce qui devient vite lassant) et vole leurs jupettes en cuir
aux membres de Dimmu Borgir car il faut aussi penser à soigner
l'image. Bref le groupe observe ce qui fonctionne et prépare
sa mixture, (après une savante étude de marché
diront les plus méchants), en espérant atteindre son but.
Côté production là non plus aucun risque n'est pris,
le travail étant confié à Daniel Bergstrand à
qui l'on doit le gros son de Meshuggah ou Straping Young Lad. Le son
est donc puissant, clair, précis et surtout propre, très
très propre, beaucoup trop propre diront certains et ils n'auront
pas tort. Le tout sonne plastique, artificiel et l'on ne peut s'empêcher
de penser au récent "son" de batterie Hérétique
de l'Ange Morbide qui permet à ici Inferno de sonner plus froidement
qu'une boite à rythmes.
Afin de satisfaire tout le monde et pour être certain de ne pas
rater son coup Nergal travaille son style et propose d'excellents solos
mélodiques, limpides et mémorisables mais à l'écoute
desquels nous ne pouvons nous empêcher de penser au regretté
Chuck…décidemment.
Est il intéressant maintenant pour l'auditeur intime avec le
travail des pointures citées plus haut de les entendre réunies
sur un même album ? Est-il passionnant d'entendre ce mélange
stratégique, certes parfaitement executé mais également
parfaitement lisse et surtout délesté de la dose de folie
et de sauvagerie inhérente à tout bon album de death metal
qui se respecte ? Apparemment beaucoup semblent s'en satisfaire en cette
période de nivellement pas le bas mais accordons nous le droit
d'être sceptique devant le perfectionnisme extrême avec
lequel ce produit est pensé, composé puis fabriqué.
Accordons nous le droit de regretter cette créativité
en voie de disparition qui était, il fût un temps presque
lointain, la seule garante d'une reconnaissance réelle et sérieuse.
A l'écoute de ce que peut proposer Behemoth on ne peut que regretter
que le groupe en reste au stade de photocopieuse de luxe et tant de
capacités mal exploitées laissent un arrière goût
amer qui amène fort logiquement à se demander quand Nergal
se décidera enfin à oublier d'écouter ses maîtres
décidemment trop envahissants pour se consacrer pleinement à
sa propre musique sans se soucier de la porter coûte que coûte
au panthéon du metal extrême…un peu de spontanéité
bordel de merde !!
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