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Tracklisting:
1.
I Know Your Name
2. Twin stars
3. Wounded Walking
4. Riding on Empty
5. Let it Shine
6. On the Mouth
7. Something Good
8. Carpenter's Fern
9. Dupe
10. This Time
14/20 |
Avant
de former Bee and Flower, Dana Schechter a quelque peu roulé
sa bosse, travaillant avec quelques acteurs essentiels de la scène
alternative comme Michael Gira des Swans avec lequel elle collabora
dans Angel Light. Mais désireuse de fonder son propre groupe,
la demoiselle se mit en recherche de musiciens, ce qu’elle fit
en l’espace de deux mois.
Bee and Flower était né et donna son premier concert
à New York en 2000. S’en suit une démo jouée
en boucle par les College Radios et un advance CD supporté
par un fameux disquaire New Yorkais. Tout ce petit ramdam intéressa
Neurot Recordings, le fameux label San Franciscain géré
par les barbus de Neurosis.
Voici donc What’s Mine Is Yours, le premier véritable
album de Bee and Flower. On y trouve une petite touche du Swans le
plus récent, à savoir relativement bucolique, des ambiances
feutrées et intimistes, une orchestration fine et un bon sens
de la composition. Schechter, créditées sur tous les
titres, sait s’y prendre pour écrire de bonnes chansons.
De plus, la demoiselle possède un joli brin de voix, très
suave et envoûtant, assez grave, peut être un peu jazz.
Ce qui sied parfaitement avec son jeu et son de basse très
rond et au jeu des violons, steel guitare et autre glockenspiel.
Malheureusement, la formule qui flirte avec le génie n’a
pas l’endurance nécessaire pour tenir le temps d’un
album complet. Et il y a de quoi s’en mordre les doigts, surtout
à l’écoute de perles comme ‘‘I know
your name’’, ‘‘Wounded Walking’’
ou encore ‘‘Let It Shine’’. Tous les morceaux
n’ont pas cette même constance. A la limite, ils s’apprécient
mieux pris isolément.
La production, signée par Martin Bisi (Swans, Sonic Youth)
est très bonne et colle parfaitement à ce… rock
intimiste (que je ne m’aventurerai pas à définir
davantage par une somme d’étiquettes toutes plus malvenues
les unes que les autres).
L’artwork est à l’image de la musique, simple,
feutré et surtout pas tape à l’œil. Le lay-out
intérieur aurait mérité d’être un
peu plus soigné, le fond tapisserie en relief n’étant
pas du meilleur goût.
Bee and Flower signe un premier album intéressant qui laisse
envisager un futur prometteur si le groupe trouve le moyen de maintenir
l’attention sur disque plus de 20 minutes. A suivre donc.
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