THE
MOON LAY HIDDEN BENEATH A CLOUD - 1993 (
Arthur
Round Table ) |
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13/20 |
Duo autrichien, basé sur la voix de Alzbeth et les samples/compo de Albin Julius, The Moon Lay Hidden Beneath A Cloud est à mon sens un groupe de référence qui de, à priori, descendant lointain et bâtard de Dead Can Dance a crée sa patte bien spéciale dés le départ. Européen dans l’âme, le groupe a d’abord démarré en axant sa musique, ses évocations, ses textes et son design dans un registre médiéval. Leur musique assez morbide pouvait prendre une figure assez angoissante, suintant l’obscurantisme : une sorte de 3ème voie contrastant avec l’approche heroico-epiquo de truc à la BO de film ou l’approche plus musique religieuse de cette époque. “Our
interests were mostly turned towards the every-day life of the simple
people; of them we don't learn at school, but their lives are often
much more thrilling and explorable than those of famous personalities.
While doing the lyrics I tried to imagine as identical as possible,
led by specialised literature, what the perception of those people must
have been like, a difficult enough enterprise for a child of the late
20.century - who can imagine the voices of the wild animals at night
of that time - and even worse - the fear they caused in the peasants
souls?
L’album démarre sur des trompettes « rutilantes » mais crédibles, c’est un point important, on est en présence d’un groupe appliquée bref pas de Bontempi style ou je ne sais quel blague en vigueur dans le BM ou ce genre de truc. Le deuxième titre (TMLHBAC ne nomme jamais ses titres), grâce à la voix d’Alzbeth déclinée en plusieurs couches, porte une ambiance plus éthérée. Le titre suivant couvre un feeling différent presque entraînant pour s’achever vers un petit air de flûtes rythmé de timpani. Cela permet de poser un violent contraste avec une plage carrément angoissantes (comme la plage 7 d’ ailleurs, mais cette fois-ci grâce aux voix de Alzbeth). L’album reste plutôt axée ambiant, même dans les titres avec voix et on ne trouve pas de « stand out » comme sur les suivants. Au final, je trouve l’album à peu près réussi mais ce n’est pas celui que j’écoute le plus ni que je préfère. En effet s’il s’aborde vraiment dans sa globalité et demande un effort certes bien récompensé, l’atmosphère glauque s’en dégageant nécessite d’être dans le « mood » adéquat surtout pour la fin du disque qui prend des allures de délires hallucinatoires ! Bon j’espère que vous l’aurez compris, le groupe passe par plusieurs feelings tout au long de ces 10 titres avec une énorme personnalité et une efficacité et une crédibilité presque sans faille. Et ça c’est du talent tout simplement, ils sont à fond sans ce qu’ils font et cela s’entend…un début prometteur en somme ! |