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Tracklisting:
1.
Meat Hook Sodomy
2. Gutted
3. Living Dissection
4. Under The Rotting Flesh
5. Covered With Sores
6. Vomit The Soul
7. Butchered At Birth
8. Rancid Amuptation
9. Innards Decay
13/20 |
Voici
l'album dont la pochette particulièrement réussie fit
scandale et propulsa le groupe sur le devant de la scène death
metal (voici un bon filon qu'il ne faudra pas lâcher…).
Le contenant ayant provoqué l'impact escompté, restait
à voir si le contenu allait être aussi efficace. C'est
là que les choses deviennent beaucoup moins simples, car même
si le groupe fait illusion sur les premiers titres de l'album, permettant
de constater que la voix de Chris Barnes est devenue beaucoup plus
grave et de ce fait bien meilleure, et que le groupe pratique un death
metal résolument brutal posant même l'une des pierres
angulaires d'un style bestial, essentiellement construit sur un incessant
pilonnage rythmique et dénué de toute forme de mélodie,
l'ensemble fini par devenir extrêmement lassant, donnant l'impression
désagréable d'écouter le même titre en
boucle. Ceci est en grande partie du au batteur Paul Mazurkiewicz
(ouf !) dont le jeu est à peu près aussi passionnant
qu'un épisode de Derrick ! ! ! Là où le rôle
du batteur consiste à donner du souffle et du rythme à
un morceau, lui au contraire, l'étouffe totalement. Servi par
une superbe production de merde signée Sott Burns (décidément
! ! !) réduisant à néant l'effet que pourraient
produire certains riffs plutôt bien sentis, "Butchered
at Birth" renferme néanmoins quelques moments extrêmement
intenses souvent liés à un ralentissement du tempo,
le groupe pouvant alors devenir méchamment puissant et terrasser
du même coup l'auditeur même bien préparé
; malheureusement ces éclairs de génie se font rares
et le groupe repart trop vite dans son pilonnage infernal emmené
par ce batteur évoquant sérieusement le lapin de la
pub Duracelle…tac tac tac tac tac tac tac…
Cet album est hautement respectable pour son statut de co-fondateur
d'un style (avec entre autre la 1ère offrande des divins Suffocation),
mais n'est assurément pas à classer sur sa valeur pure
parmis les meilleurs opus du genre.
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